l’objet art

brochure de l’exposition : L’objet art
16/10/20 ➨ 22/01/21 Une modification des horaires est à noter :

le cdla sera ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h
Entrée libre

en place les mesures nécessaires pour pouvoir respecter les gestes barrières (port du masque demandé, distanciation, le nombre de visiteurs est limité à 4, mise à disposition de gel hydroalcoolique…).

ACTUELLEMENT AU CENTRE DES LIVRES D’ARTISTES

Une modification des horaires est à noter :

le cdla sera ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h
Entrée libre

 

en place les mesures nécessaires pour pouvoir respecter les gestes barrières (port du masque demandé, distanciation, le nombre de visiteurs est limité à 4, mise à disposition de gel hydroalcoolique…).

HOMMAGE À JEAN SABRIER
UNE SÉRIE DE RENDEZ-VOUS
DU 14 SEPTEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2020
AU FRAC NOUVELLE-AQUITAINE MÉCA

Cet automne, le Frac rend hommage à l’artiste Jean Sabrier, décédé en février 2020, et à son oeuvre singulière où les sciences, l’histoire et la poésie côtoient les figures de Paolo Uccello, artisan de la perspective à la Renaissance, et de Marcel Duchamp, inventeur du ready-made. L’oeuvre Cristal liquide, vitrail n°1, 1982 – 1997, tient une place importante au sein de la collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA qui rassemble plusieurs oeuvres de l’artiste.
Un programme de rendez-vous, se déroulant à la fois au Frac et sur les réseaux sociaux, invite à découvrir son oeuvre à travers différentes questions et références qui ont jalonné son travail. Avec les contributions de : Didier Arnaudet, critique et poète ; Célia Bernasconi, conservateur du patrimoine au Nouveau Musée National de Monaco ; Alice Cavender, membre fondatrice de BAM en charge de la coordination & du développement de projets culturels ; Didier Mathieu, directeur du Centre des livres d’artistes de Saint-Yrieix-la-Perche ; Mathias Pontévia, musicien ; Marc Saboya, historien de l’art, et Didier Vergnaud, éditeur.

Communiqué de presse Hommage à Jean Sabrier

2019

EXPOSITIONS

30 janvier – 22 juin 2019
Ruisseaux, rivières, fleuves et autres étendue d’eau
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

15 février – 6 avril 2019
«La Salle du fond[s]» – Christian Lebrat, Les énoncés [2005-2013]
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

19 avril – 22 juin 2019
«La Salle du fond[s]» – Joël Audebert, ABSORPTION
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

5 juillet – 28 septembre 2019
«La Salle du fond[s]»
La collection, 20 ans d’enrichissements. Quatrième épisode : Hans Waanders
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.
Commissariat : Jean-Marc Berguel.

5 juillet – 28 septembre 2019
Dick Higgins auteur (c’est-à-dire poète, dramaturge, théoricien, artiste, historien, écrivain, musicien…) et Dick Higgins éditeur – «Tomorrow’s Avant garde today…»
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

16 octobre 2019 – 22 janvier 2020
Philippe Clerc. Revue OX
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

11 octobre 2019 – 30 novembre 2019
«La Salle du fond[s]» – Veit Stratmann
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

11 décembre 2019 – 22 janvier 2020
«La Salle du fond[s]» – Joseph Wouters
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

 

EXPOSITIONS hors les murs

8 juin 2019 – 4 août 2019
herman de vries. publications
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.
Dans la bibliothèque de La Borie – A House for Contemporary Art
dans le cadre de l’exposition Eppur si muove ! / And yet she moves!

15 juin 2019 – 10 novembre 2019
Wolf Vostell. Publications
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes et la fondation du Doute.
Blois, Fondation du Doute dans le cadre de l’exposition
Wolf Vostell. fandango, una danza di morte, vita come danza

19 septembre 2019 – 25 janvier 2020
Carolee Schneemann
Commissariat : Didier Mathieu.
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes et Les Abattoirs.
Toulouse, bibliothèque des Abattoirs.

 

EXPOSITIONS hors les murs partenariat ensa-limoges «Premier rang»

Composé de huit vitrines, qui rappellent les boîtes de bouquinistes des quais de Seine, «Premier Rang» est un dispositif d’exposition installé dans l’amphithéâtre de l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges. Destiné à l’ensemble des étudiantes et étudiants, il permet de montrer – à partir de la collection du Centre des livres d’artistes – la variété et la richesse des publications d’artistes telles qu’elles se font jour au début des années 1960, et d’aborder de façon singulière les mouvements artistiques des années 1960 et 1970 : fluxus, art minimal, art conceptuel, poésie concrète, poésie visuelle, land art… Faiblement éclairé, l’amphithéâtre s’avère être un lieu idoine pour la présentation d’œuvres sur papier. «Premier Rang» est un projet de premier ordre mené conjointement par L’Ensa et le Cdla.
La programmation des expositions de l’année universitaire 2019-20 est assurée par Louis Zerathe étudiant en cinquième année.

9 – 30 janvier 2019
Scripts / Partitions / Notations / Happenings / Events 2

30 janvier – 21 février 2019
Scripts / Partitions / Notations / Happenings / Events 3

21 février – 12 mars 2019
Dick Higgins

12 mars – 4 avril 2019
Dick Higgins / Something Else Press

4 avril – 29 avril 2019
Scripts / Partitions / Notations / Happenings / Events 4

7 – 23 mai 2019
Devonian Press

26 septembre – 25 octobre 2019
Premier rang, premier degré, premiers de la classe

25 octobre – 15 novembre 2019
David Horvitz, Robert Lax : Gardiens de phare

15 novembre – 6 décembre 2019
SIGNES

6 décembre 2019 – 17 janvier 2020
futura : extensions

 

EDITIONS

Christian Lebrat «énoncé 1302» (20€)
19 titres d’articles alternant 23 images de 36 personnes
qui sourient, sauf 2, le tout extrait de l’édition du
11 novembre 2012 du Sun-Herald (Sydney),
dans un livre de 28 pages, y compris cette page de couverture.
«énoncé 1302»
[Saint-Yrieix-la-Perche] : Le Centre des livres d’artistes. 100 ex. numérotés et signés.
– 28 p. : 21 x 29,7 cm. – Imprimé en numérique couleurs.
Page de couverture imprimée en noir. – Reliure à l’aide d’une spirale en métal noir.

Elsa Werth
Le Monde
[Saint-Yrieix-la-Perche] : Le Centre des livres d’artistes. Edition illimitée.
– 32 p. non reliées : 47,5 x 33 cm. – Imprimé en numérique n/b.

Fraser Muggerridge
Lettre d’information #59
Commissariat : Arnaud Desjardin

Eric Watier
Lettre d’information #60

Eric Watier
Lettre d’information #61

Eric Watier
Lettre d’information #62

Eric Watier
Lettre d’information #63

Eric Watier
Lettre d’information #64

Eric Watier
Lettre d’information #65

Augusto de Campos
Lettre d’information #66

Milena Bonilla
Lettre d’information #67

Fabio Morais
Lettre d’information #68

Lívian Aquino
Lettre d’information #69

Jazon Frings
Drapeau. 1 exemplaire.

Elsa Werth
Drapeau. 1 exemplaire.

Veit Stratmann
Drapeau. 1 exemplaire.

Jean-Baptiste Farkas
Drapeau. 1 exemplaire.

 

PROJETS PÉDAGOGIQUES / ATELIERS

ECOLE PRIMAIRE JULES FERRY
Atelier Périscolaire en partenariat avec la Mairie de Saint-Yrieix-la-Perche,
janvier-février 2019, 6 heures, 10 élèves

ECOLE PRIMAIRE maurice ravel
Atelier Périscolaire en partenariat avec la Mairie de Saint-Yrieix-la-Perche,
février-avril 2019, 6 heures, 8 élèves

ECOLE PRIMAIRE maurice ravel
Classe «Ulis», Nathalie Cadié, Atelier Pop-Up, 11 élèves,
janvier à mars 2019, 15 heures
accueil de loisirs
Nathalie Dubois-Torralba, responsable ALSH
Atelier Périscolaire en partenariat avec la Mairie de Saint-Yrieix-la-Perche,
janvier-avril 2019, 15 heures, 150 élèves

accueil de loisirs
Nathalie Dubois-Torralba, responsable ALSH
Atelier Périscolaire en partenariat avec la Mairie de Saint-Yrieix-la-Perche,
mai-juin 2019, 8 heures, 80 élèves

ECOLE PRIMAIRE maurice ravel
Atelier Périscolaire en partenariat avec la Mairie de Saint-Yrieix-la-Perche,
mai-juin 2019, 8 heures, 8 élèves

Accueil de Loisirs et La Parenthèse Numérique de Saint-Yrieix-la-Perche
Souvenir de SY projet réalisé par le cdla en partenariat du 31 juillet au 22 août 2019
26 personnes – 12h

 

ACCUEIL DE GROUPES

16 février, Centre Bernard Descottes – Saint-Yrieix, 12 personnes.

4 mars, Ensa – Bourges, 27 étudiants, enseignants : Benjamin L. Aman, Marion Auburtin.

5 septembre, résidence d’artistes «Summercamp» 2019, Le Change (Dordogne), 8 artistes
et deux accompagnateurs.

1 octobre, Ensa -Limoges, 42 étudiants de 1ère année et 2 enseignants.

2 octobre, ESI – Angoulême, 36 étudiants de 1ère année et 2 enseignants

12 décembre, Association des Bibliothécaires de France – Groupe Limousin,
Réseau de médiathèques intercommunales Pays de Nexon-Monts de CHALUS
32 personnes

 

WORKSHOP(S)

12 – 15 novembre, École européenne supérieure de l’image – Angoulême,
Post-diplôme Document & art contemporain 2 étudiantes.

 

partenariat ensa-limoges – 1
Atelier Recherche Création – ARC «Type de support : livre d’artiste etc.»
– Projet croisé Ensa – Limoges et Cdla – Saint-Yrieix-la-Perche, ouvert aux étudiants et enseignants de l’Ecole des beaux-arts de Bordeaux. Il concerne les étudiantes et étudiants des troisième, quatrième et cinquième années des deux écoles.
Le programme de l’année 2018-19 est consacré à l’idée de «partition» (script, notations), au «happening» et à l’«event» ainsi qu’à Dick Higgins, artiste et éditeur (Something Else Press) inventeur du concept d’«Intermedia».

6 mars 2019
Déplacement à Blois à La Fondation du Doute

18 et 19 mars 2019
Journées d’étude, ensa-Limoges.
Première journée : Scripts / Partitions / Notations / Happenings / Events
Deuxième journée : Dick Higgins, artiste et éditeur

6 novembre 2019
Déplacement au Musée d’art contemporain de la Haute-Vienne – Château de Rochechouart
pour l’exposition Raoul Hausmann et les poésies expérimentales européennes (1945-1971).
Deuxième année art.

partenariat ensa-limoges – 2
Conférence(s)

11 février 2019
Christian Lebrat

18 février 2019
Erica Van Horn et Simon Cutts

23 octobre 2019
Pierre Joris et Nicole Peyrafitte

29 octobre 2019
Elsa Werth

3 décembre 2019
Michel Giroud

17 décembre 2019
Veit Stratmann

 

CIRCULATION DE LA COLLECTION – PRÊTS

Das Weisse Haus, Vienne (Autriche) Republished: questioning boundaries (commissaire : Aline Lenzhofer), 20 février – 30 mars, Enrico Floriddia, livre Mémento accompagné de son dispositif d’archivage conçu et géré par le Cdla.

Treignac Projet, Treignac, exposition Sol LeWitt et Lerisse, 13 juillet – 15 septembre 2019

Château de Rochechouart – Musée d’art contemporain de la Haute-Vienne, exposition Raoul Hausmann et les poésies expérimentales européennes (1945-1971), 5 octobre – 15 décembre 2019.

Capc, Bordeaux, exposition #after – de l’édition à l’exposition, 30 octobre – 15 décembre 2019.

 

ÉVÈNEMENT(S)

18 mai 2019
Participation au colloque «L’œuvre multipliée au prisme de la collection et de l’archive»,
organisé par Océane Delleaux, Centre d’Étude des Arts Contemporains, Université de Lille; Frédérique Lecerf, Université Paris Diderot ; Cannelle Tanc et Frédéric Vincent, Immanence, Centre d’art et de recherche., Paris, «Immanence».

3 juin 2019.
Participation à la journée d’étude «L’édition de création (1930-1970). Le grand illustré, et après ?», organisée par Sophie Lesiewicz – Bibliothèque Jacques Doucet et Anne-Christine Royère – Université de Reims Champagne-Ardenne / Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Modèles Esthétiques et Littéraires, Paris, bibliothèque de l’Arsenal,

5 décembre 2019
Conférence par Didier Mathieu,
Partout où il est question de théâtre expérimental ou de témoignage sur l’avant-garde,
on tombe sur Schneemann […], Toulouse, Les Abattoirs,

 

RÉSIDENT E (S)

Jazon Frings
du 22 avril au 5 mai 2019.
Jazon Frings est né à Houston (USA) en 1981, il vit à Paris depuis une quinzaine d’années.
Proposition de résidence.
La première forme physique du «JaZoN Ex.» était un fanzine fait en février 2008, suivi par une série de livres d’artiste, 15 au total entre octobre 2008 et décembre 2019.
J’ai fait un livre par mois jusqu’à 2010 mais quand j’ai commencé une base de données numérique, que je tiens encore aujourd’hui, tout est devenu virtuel. Il y a plus 300000 entrées donc suffisamment pour faire un livre d’artiste conséquent! Une archive.
L’artiste opère sous l’identité JaZoN Ex. dont il est le fondateur et le président. JaZoN Ex. est un système de notation construit à partir de la vie de l’artiste.
«JaZoN Ex. the most human stock market on planet earth… !!» utilise les mécanismes de la cotation boursière pour réinterpréter l’idée de valeur et notamment transposer le marché boursier à une échelle humaine. Son travail dépossède le monde économique d’une question, qui lui était exclusivement réservée jusqu’alors, celle de l’interprétation des valeurs.
Pour mener à bien son projet, JaZoN Frings a créé des instruments financiers inédits: une monnaie d’échange, des actions, des obligations. Ces derniers expriment la diversité de sa vie dans toute sa complexité. Le concept de bourse est ainsi repensé, ouvrant des perspectives plus vastes qu’un simple terrain d’enjeux financiers. En mettant en place son système de valeur personnel, il questionne et problématise les idéaux rationnels des économies contemporaines.
Lorsque les économies quantifiables sont écartées, les absurdités de la vie deviennent cruciales quand il s’agit de mesurer le succès ou l’échec. Le plus ne doit pas toujours être meilleur que le moins. Le but de JaZoN Ex. est de générer une valeur en contradiction avec les notions des économies rationnelles.
Ce travail nécessite une implication de tous les instants de la part de l’artiste, ce qui n’est pas sans rappeler On Kawara qui recensait les événements fondateurs d’une journée universelle: l’heure du réveil, les déplacements, ou les non déplacements, les rencontres, les lectures. JaZoN Frings s’intéresse lui aux conséquences de ces événements recensés de manière très factuelle par On Kawara. Se lever puis se déplacer et rencontrer l’autre entraînent des réactions en chaîne: amour, colère, fatigue, stress, rire…

Veit Stratmann
du 1 au 25 septembre 2019.
Veit Stratmann est né en 1960 à Bochum (RFA). Vit à Paris.
Ma motivation de postuler pour une résidence au Centre du Livre d’Artiste a plusieures origines et raisons :
La plus immédiate de ces raisons réside dans le fait que j’étais très touché par la concentration et la précision de la pensée et la monstration que j’ai perçu lors de ma visite du centre. Une deuxième, peut être moins immédiate mais plus profonde, provient du fort écho que je perçois entre certaines notions clefs de mon action artistique et ce que j’ai pu découvrir des collections et de la pensée du CDLA. Parmis ces notions il s’agit notamment de celle du statut des gestes que génère mon action artistique – et celle du statut de celui ou de celle qui les prend en compte (je pense à cette notion du fait que j’envisage le livre d’artiste comme une phénomène plastique qui utilise la malléabilité de son statut comme un matériau à part entier). Aussi il s’agit du terme « geste » même. Je comprends ce terme en un premier temps comme un la désignation d’un pur intermédiaire, d’une structure transitaire, comme un dispositif de transmission. Mais j’utilise le mot «geste» aussi comme un élément de dédramatisation et de libération – dans le sens où il dit que je fais ( ce dont je suis obligé en tant qu’artiste) – mais que ce faire peut avoir des multiples statuts – entre autres le faire peut aussi devenir œuvre oeuvre d’art, mais ce n’est pas une nécessité. Le mot geste me permet d’intérger dans mon faire plein de formes «en dessous» pu «à côté» de cet œuvre d’art. Une autre notion clef à laquelle je trouve une résonance dans la collection du CDLA est celle de l’interstice (spatial, structurel ou intellectuel) – aux stratégies qui permettent de loger un geste artistique dans un au sein d’un système sans que le système concerné ne puisse l’empêcher. Le terme interstice soulève aussi la question du rapport entre le nombre d’un module ou d’un élément et sa capacité de se glisser dans un système.
Je ne peux pas m’empêcher de penser les livres et le nombre de revues, flyers et autres tractes qu’a rassemblé le CDLA dans les termes que je viens nommer.
Deux autres raisons de motivation se rajoutent à ce que je viens décrire: J’espère que mon action artistique constitue une suite de gestes qui restent actifs dans la société. Etant convaincu que c’est le cas pour les artefacts rassemblés au sein du CDLA, je ne peux pas ne pas souhaiter me confronter à cette collection. Et cette confrontation m’est d’autant plus important que je considère le temps d’une résidence comme un moment d’une mise à l’épreuve d’un travail, de la vérification de sa cohérence interne, de sa statique et de sa capacité de se confronter à des contextes inconnus.
Et en dernier lieu, après avoir réalisé trois qui ont transformé une pensée sculpturale/spatiale en des dispositifs texte/ image (La Colline, L’Aquila – ville déserte et Addis Abeba) et de deux livres d’artistes («Shrines», éditions M19, et «Desta Cadeira»), je souhaiterais me plonger dans un univers dont je n’ai aucune idée de l’étendue.

Elsa Werth
du 1 au 31 octobre 2019.
Née en 1985 à Paris, Elsa Werth détourne des objets du quotidien qu’elle rend inutilisables et un peu absurdes. Entre tuning et art minimal, design et surréalisme, ses installations sont les totems de notre modernité encombrée. Des modifications apportées en vue d’améliorer les performances et le style d’un objet. Des interventions visant à le rendre unique et moins immédiatement identifiable. De quoi parle-t-on ? Deux possibilités. Soit de tuning. Ou bien d’art. Dans le cas de la seconde éventualité, on aurait alors affaire à une pratique artistique qui opère à partir d’objets de la vie quotidienne et, au moyen d’une opération minime, vient modifier leur sens de lecture.
L’art du détournement, voilà la démarche dans laquelle s’inscrit le travail d’Elsa Werth, diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2013. Qu’elle relie une pile de chaises au mur au moyen d’une “banane” – dite ceinture abdominale par les catalogues de vente – ou qu’elle fasse d’une pochette kraft une composition (post-)moderniste, Elsa Werth rend les objets du quotidien ambigus. Devenus inutilisables et un peu absurdes, ils se prêtent tout entiers à leur nouvelle fonction : celle d’être les totems furtifs de notre modernité encombrée.

Jean-Baptiste Farkas
du 1 au 15 novembre
Jean-Baptiste Farkas est né en 1968. Il a créé IKHÉA©SERVICES en 1998, en détournant le nom de la célèbre marque. IKHÉA©SERVICES est une entreprise fictive invitant le public à réaliser les services imaginés par elle. En 2002, il imagine la marque Glitch qui, à la manière d’une entreprise presque ordinaire, élabore une gamme de marchandises et de projets sur commande.Il enseigne à l’Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap) à Paris.
Pour Jean-Baptiste Farkas, la pratique de l’art doit questionner, en vue de les problématiser, les notions que sont l’artiste, l’œuvre ou le lieu de sa monstration. Son activité consiste à offrir des modes d’emploi pouvant être mis en pratique, là où ordinairement on attend d’un artiste une œuvre finie et exposée. Au travers de ses services, il invite quiconque le souhaite à accomplir des tâches précises dont le principe d’efficacité est inversé : mettre hors d’usage un fragment d’habitat, ralentir la cadence d’un travail ou encore mentir. Ni «performances», ni «happenings» et ne relevant pas de ce que l’on nomme communément «art participatif» ou encore «art relationnel», articulés autour des notions d’usage et de prestation et s’ingéniant à faire du moment de la réalisation de l’énoncé le cœur de l’œuvre, les services de Jean-Baptiste Farkas souhaitent conquérir le terrain de la réalité quotidienne et susciter des questionnements sur les normes comportementales autant que sur les normes artistiques elles-mêmes. Hors du seul monde de l’art, ils surgissent comme des anomalies qui occasionnent des événements aléatoires et doivent engendrer des différends, voire de vraies altercations. Selon Jean-Baptiste Farkas, pour agir, pour « opérer dans le monde réel », il est indispensable de se délester de tout ce qui pourrait s’apparenter à des effets de style pour offrir à l’œuvre l’opportunité de s’éparpiller et de s’infiltrer là où on ne l’attend pas.

 

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