Joëlle de La Casinière

Joëlle de la Casinière
Civilized C
in : Minuit n° 6, Paris : Les éditions de Minuit,
directeur de la publication : Jérôme Lindon, novembre 1973.
– 4 p. ; 22 x 13,5 cm, imprimées en offset, en noir sur papier blanc.
Pages [50] – [53].
inv. n° 027 21

Joëlle de la Casinière
Pages du Pérou
in : Minuit n° 14, Paris : Les éditions de Minuit,
directeur de la publication : Jérôme Lindon, mai 1975.
– 8 p. ; 22 x 13,5 cm, imprimées en offset, en noir sur papier blanc.
Pages [30] – [37].
inv. n° 028 21

Joëlle de la Casinière
Articles
in : Minuit n° 31, Paris : Les éditions de Minuit,
directeur de la publication : Jérôme Lindon, novembre 1978.
– 11 p. ; 22 x 13,5 cm, imprimées en offset, en noir sur papier blanc.
Pages [13] – [23].
inv. n° 029 21

Joëlle de La Casinière
Absolument nécessaire
Paris : Les éditions de Minuit, 1973.
– 268 p. ; 27 x 21 cm. – Imprimé en offset n/b sur papier offset «sans bois».
– Couverture illustrée imprimée en noir et rouge sur carton couché satiné ivoire.
– Reliure sans couture.
inv. n° 011 21

Joëlle de La Casinière
Absolument nécessaire
[Bruxelles] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première,
1973, Paris, Les éditions de Minuit.)
– 264 p. ; 27 x 21 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier blanc mat.
– Couverture illustrée imprimée en noir et rouge sur carton couché satiné blanc.
– Reliure sans couture.
inv. n° 125 21. Don de l’artiste.

[Joëlle de] La Casinière
[Jacques] Lederlin

QUE SERÁ SERÁ
6 POÈMES À CHANTER

[Bruxelles] : Montfaucon Research Center, 2019. (Deuxième édition. La première, 1986.)
– 124 p. ; 32 x 24 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier blanc mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton couché satiné blan

Joëlle de La Casinière
«137 tablotins». Premier fascicule : tablotins 1 à 65
Beloeil (Belgique) : Montfaucon Research Center, 2008.
– 66 p. ; 28,2 x 21,6 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier gris mat.
– Couverture imprimée en noir sur carton gris.
– Reliure à l’aide d’une spirale en métal.
inv. n° 127 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
«137 tablotins». Second fascicule : tablotins 65’ à 137
Beloeil (Belgique) : Montfaucon Research Center, 2008.
– 74 p. ; 28,2 x 21,6 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier gris mat.
– Couverture imprimée en noir sur carton gris.
– Reliure à l’aide d’une spirale en métal.
inv. n° 128 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière, Alberto Tavares, Olimpia Hruska,
Jacques Lederlin, Sophie Podolski, Michel Bonnemaison,
[Enrique Ahriman].

MANU script
Montréal : Dérives, 1981 [1980].
– 112 p. ; 27,8 x 21,5 cm. – Imprimé en n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en noir et rouge sur carton ivoire.
– Broché.
inv. n° 129 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
IDÉALE AUDIENCE POÈME COMIQUE
[Bruxelles] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première,
1989, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 70 p. ; 29 x 21 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton ivoire mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 130 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
VIDEO A LA CHAINE
Montréal : Montfaucon Research Center, [1984].
– 108 p. ; 29,5 x 21 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton ivoire brillant.
– Reliure sans couture.
inv. n° 131 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
Mise à feu
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 1981, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 78 p. ; 29 x 21 cm. – Imprimé en numérique, en noir sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 132 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
Les filles de l’air
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 1995, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 120 p. ; 29 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton ivoire mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 133 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
TI LA VI TIVI…
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 1988, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 66 p. ; 29 x 21 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 134 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
LE BON USAGE TÉLÉVISUEL
Textes : Michel Bonnemaison et Joëlle de La Casinière.
[Bruxelles], Montfaucon Research Center, 1986.
– 268 p. ; 28,3 x 20,6 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier blanc mat.
– Couverture illustrée imprimée en rouge et noir sur carton blanc mat pelliculé brillant.
– Reliure sans couture.
inv. n° 135 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
POPULATION ACTIVE
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 1977, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 156 p. ; 29 x 21 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier blanc mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton satine blanc.
– Reliure sans couture.
inv. n° 136 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
EXÉCRATION RÉCIPROQUE
[Beloeil (Belgique)] : [Montfaucon Research Center,] 2018. (Deuxième édition. La première, 1979, [Montréal, Montfaucon Research Center].)
– 78 p. ; 233 x 37 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton blanc.
– Reliure sans couture.
inv. n° 137 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
LA MORT N’A PAS DE KLAXON

[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2019. (Deuxième édition. La première, 1992, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 88 p. ; 24 x 32 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton satiné ivoire.
– Reliure sans couture.
inv. n° 138 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
Formes brèves
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 2017, [Beloeil (Belgique)], Montfaucon Research Center.)
– 112 p. ; 24 x 16 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en bleu pâle sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 139 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
modular cadenza
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2018. (Deuxième édition. La première, 1980, [Bruxelles], Montfaucon Research Center.)
– 302 p. ; 21 x 15 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 140 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
Formes brèves
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2017.
– 112 p. ; 24 x 16 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en jaune sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 141 21 / 1
Olimpia Hruska
The Yellow Book
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2017. (Deuxième édition. La première, 1972, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 144 p. ; 24 x 16 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en jaune sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 141 21 / 2
Al Berto
Projets 69
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2017. (Deuxième édition. La première,
1972, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 48 p. ; 24 x 16 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en jaune sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 141 21 / 3
Sophie Podolski
Le pays où tout est permis
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2017. (Deuxième édition. La première, 1972, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 280 p. ; 24 x 16 cm. – Imprimé en numérique n/b sur papier ivoire mat.
– Couverture illustrée imprimée en jaune sur carton blanc mat.
– Reliure sans couture.
inv. n° 141 21 / 4
Les quatre volumes dans un étui en carton blanc imprimé en jaune.
Don de Joëlle de La Casinière.

Joëlle de La Casinière
TOUT DOIT DISPARAÎTRE – CATALOGUE
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2011. (Deuxième édition. La première, 2005, [Beloeil (Belgique), Montfaucon Research Center].)
– 388 p. ; 29,8 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier blanc mat.
– Couverture illustrée imprimée en couleurs sur carton blanc mat pelliculé brillant.
– Reliure sans couture.
inv. n° 142 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
Le chant du satellite : libretto de la vidéo
[Bruxelles] : Montfaucon Research Center, 2005. (Deuxième édition. La première,
1983, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 112 p. ; 29,8 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier blanc mat.
– Couverture-Jaquette illustrée, imprimée en couleurs sur carton blanc pelliculé brillant 2 faces.
– Reliure à l’aide d’une spirale en métal.
inv. n° 143 21. Don de l’artiste.

Joëlle de La Casinière
GRIMOIRE MAGNÉTIQUE – BALLADE DE HALLÂJ AL-MANSÛR

[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2006. (Deuxième édition. La première, 1982, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 44 p. ; 29,8 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier blanc mat.
– Couverture-Jaquette illustrée, imprimée en couleurs sur carton blanc pelliculé brillant 2 faces.
– Reliure à l’aide d’une spirale en métal.
inv. n° 143 21. Don de l’artiste

Joëlle de La Casinière
PERSPECTIVE TRANSHISTORIQUE SUR LA VIE DE HALLÂJ
D’APRÈS LOUIS MASSIGNON
[Beloeil (Belgique)] : Montfaucon Research Center, 2006. (Deuxième édition. La première, 1978, [Bruxelles, Montfaucon Research Center].)
– 124 p. ; 29,8 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier blanc mat.
– Couverture-Jaquette illustrée, imprimée en couleurs sur carton blanc pelliculé brillant 2 faces.
– Reliure à l’aide d’une spirale en métal.
inv. n° 144 21. Don de l’artiste.

2021

EXPOSITIONS

20 janvier – 6 mars 2021 (sous réserves covid)
«La Salle du fond[s]» – L’objet Art
Carla Adra, Fabrice Michel, Jean-Baptiste Farcas, Romaric Hardy
Commissariat : Laurent Buffet.
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

20 janvier – 6 mars 2021 (sous réserves covid)
L’objet Art
Carla Adra, Fabrice Michel, Jean-Baptiste Farcas, Romaric Hardy
Commissariat : Laurent Buffet.
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

25 juin – 25 septembre 2021
Unglee. Inventaire #1
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

15 octobre 2021 – 22 janvier 2022
Lefevre Jean Claude
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

12 mars – 12 juin 2021
«La Salle du fond[s]» – Elsa Werth. Parties de cartes
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

25 juin – 15 septembre 2021
«La Salle du fond[s]» – Paul-Armand Gette. Artémis for ever !
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

15 octobre 2021 – 22 janvier 2022
«La Salle du fond[s]» – Louttre B
Exposition produite par le Centre des livres d’artistes.

EXPOSITIONS hors les murs partenariat ensa-limoges «Premier rang»

Composé de huit vitrines, qui rappellent les boîtes de bouquinistes des quais de Seine, «Premier Rang» est un dispositif d’exposition installé dans l’amphithéâtre de l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges. Destiné à l’ensemble des étudiantes et étudiants, il permet de montrer – à partir de la collection du Centre des livres d’artistes – la variété et la richesse des publications d’artistes telles qu’elles se font jour au début des années 1960, et d’aborder de façon singulière les mouvements artistiques des années 1960 et 1970 : fluxus, art minimal, art conceptuel, poésie concrète, poésie visuelle, land art… Faiblement éclairé, l’amphithéâtre s’avère être un lieu idoine pour la présentation d’œuvres sur papier. «Premier Rang» est un projet de premier ordre mené conjointement par L’Ensa et le Cdla.

La programmation des expositions du premier semestre 2021 et du dernier trimestre est assurée par Simon Prudhomme étudiant en quatrième puis cinquième année.

30 octobre – 27 novembre Sophie Calle. L’homme au carnet
8 janvier – 29 janvier Ingo Giezendanner et David Shrigley (annulée cause covid)
février – mars Eric Watier
avril – juin CRASS
octobre – décembre Festin

partenariat ensa-limoges – 1
séminaire «Publications d’artistes et Intermedia, canal historique»

Etudiant e s :
Zélie Boggio-Simon, Eugénie Chat, Théa Malhié, Louis Pruvost, Keshu Yan, Salomé Botella, Alice Caillard, Benjamin Dubreuil, Nacima Kada-Belghitri-Gourbi, Simina Penu, Simon Prudhomme, Gabriel Rétif, Léo Sallanon, Sokh-Yin Suos, Malvina Vales, Laurie Zaccarini Feasey.

Telles quelles apparaîssent à la fin des années 1950, les publications qu’il est désormais convenu de nommer «livres d’artistes» s’éloignent radicalement – dans leur matérialité et dans leur intention – de celles qui ont fait et font encore les beaux jours de la bibliophilie traditionnelle (livre illustré ou livre de peintre). Pour simplifier, il n’y a rien de commun entre Jazz de Matisse publié par Tériade en 1947 et, par exemple, les livres qu’édite à partir de 1963 Dick Higgins, fondateur de The Something Else Press à New York. Le genre «livres d’artistes» est pluriel. Les livres (ou autres publications) que vont éditer – pour ne citer qu’eux – Edward Ruscha, Ben Vautier, Dick Higgins, Ian Hamilton Finlay ou Paul-Armand Gette ont – formellement – bien peu de choses en commun. Plus que leur facture, c’est l’invention des modes de leur production et de leur diffusion – une rupture dans les pratiques éditoriales d’alors – qui les caractérise.
L’essor de ce type de livre dans les années 1960 et 1970 accompagne les mouvements artistiques de ces années-là : fluxus, pop art, art conceptuel, art minimal, land art, poésie concrète, poésie visuelle. Mouvements artistiques tous particulièrement «gourmands» de la chose imprimée.
C’est dans le premier numéro de la Something Else Newsletter, Dick Higgins utilise le mot «intermedia» (qu’il emprunte au poète britannique Samuel Taylor Coleridge, 1772-1834) pour désigner des formes d’art qui se situent entre les techniques, évoquant le happening (Allan Kaprow) mais aussi Philip Corner ou John Cage, qui explorent l’intermedia entre musique et philosophie, ou Joe Jones, dont les instruments qui jouent tout seul entrent dans l’intermedium entre musique et sculpture. Les poèmes-construction d’Emmett Williams et Robert Filliou constituent certainement un intermedium entre poésie et sculpture. (Dick Higgins traduit par Nicolas Feuillie dans Fluxus Dixit. Une Anthologie Vol. 1, Dijon, Les presses du réel, coll. «L’écart absolu», 2002).
Sept rendez-vous / rencontres, sont prévus au cours de cette année universitaire 2020-21, les 13 octobre, 10 novembre, 8 décembre, 9 février, 2 mars, 30 mars et 11 mai de 14 h à 17 h et auront lieu à l’Ensa, au Centre des livres d’artistes à Saint-Yrieix-la-Perche ou dans tout autre lieu nous accueillant en région ou hors région.

Le 13 octobre rendez-vous en galerie 1 pour une activation de certaines des partitions du numéro 3 de la revue «Véhicule» dirigée par Garance Dor et Vincent Menu

Le 8 décembre au Cdla

9 février et 2 mars au cdla, invité : Florian Houssais. Annulé cause covid.
Reporté à la rentrée d’octobre les 9 novembre et 7 décembre

Lettre à un jeune historien
La documentation est une problématique classique de l’art des XXe et XXIe siècles, les pratiques liées à une volonté de dématérialisation, ont développé des technologies et des styles du document et de la mise en récit que chaque amateur d’art reconnaîtra aisément.
Mais suivant que l’on pense l’art en termes d’objets ou d’activités, le document occupe une place ambiguë. À la fois relevé d’une action, d’un moment ou d’une situation, document historique et artefact participant (fortement), voire répondant explicitement, aux dynamiques instituantes du champ de l’art, le document et l’activité de documenter sont des objets et des phénomènes complexes. C’est justement cette dialectique entre les dimensions matérielles (comme inscription d’un phénomène), historiques (s’inscrivant dans une époque et un lieu) et instituantes (participant à donner une certaine valeur à une situation) du document qu’on se propose d’interroger et de discuter dans ce séminaire.
À travers ces trois motifs du document (matériel, historique et institutionnel), on s’essaiera à une hypothèse : cette pratique de la documentation, bien connue de notre époque, pourrait-elle servir de ressource à une histoire de l’art clandestine et silencieuse ? La pratique du document peut-elle, ou pourrait-elle constituer une alternative aux tentations hagiographiques dont une grande majorité des collections publiques et privées, ainsi qu’un très large pan de l’histoire de l’art peine à se défaire ?
Explorer cette hypothèse nous amènera à traverser les questions de microhistoire, les notions d’intermedia et d’indiscernabilité, le rapport qu’entretiennent les sciences de terrain avec le document, et la notion de quotidien de la fin du XIXe à aujourd’hui.

Florian Houssais est doctorant à l’EHESS et prépare sous la direction de Michel de Fornel une thèse en antrophologie linguistique intitulée «L’exposition et la physionomie des phénomènes scientifiques dans les lieux de savoir scientifiques».

Le 11 mai, 14 h – 17 h, rencontre avec Andrée Ospina, éditrice, au cdla

EDITIONS

12 lettres d’information
confiées à 12 artistes et 2 commissaires.

Louis Zerathe Rare Moins rare Pas rare
carte d’information # 81 janvier 2021

Louis Zerathe Rare Moins rare Pas rare
carte d’information # 82 février 2021

Louis Zerathe Rare Moins rare Pas rare
carte d’information # 83 mars 2021

Sébastien Montero
carte d’information # 84 avril 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Jill Guillais Constellation, action tributaire des saisons. 49.196443, – 0.516113, 2000
carte d’information # 85 mai 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Jean-Charles Agboton-Jumeau Hé ! arcien (apostrophe en guise de P.-S. à l’HDR de lb par jcaj [d’après des extraits intégraux du Littré] (V 2021)
carte d’information # 86 juin 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Laurent Marissal NADA in [12]
carte d’information # 87 juillet-août 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Jean-Marc Berguel extrait de couloir II – variation IV
carte d’information # 88 septembre 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Laurent Buffet Hommage à LJC – 40 ans après «une exposition de lefevre jean claude 11.07/31.08’81 yvon lambert»
carte d’information # 89 octobre 2021
Commissariat : Laurent Buffet

Damien Dion Pas d’effort pas d’objet
carte d’information # 90 novembre 2021
Commissariat : Didier Mathieu

IKHÉA©SERVICE N°32, Soustraire,
carte d’information # 91 décembre 2021
Commissariat : Didier Mathieu

Les éts. Decoux
Drapeau. 1 exemplaire.

Paul-Armand Gette
ARTÉMIS FOR EVER!
Sophie V. en Déesse de la nature
Saint-Yrieix-la-Perche : Le Centre des livres d’artistes, 2021. 250 ex.
– 8 p. agrafées ; 21 x 14,8 cm, imprimées en risographie, en noir sur papier ivoire.
Publié à l’occasion de l’exposition Artémis for ever ! au cdla, 24 juin – 25 septembre 2021.

Elsa Werth
the negotiation game
Jeu de cartes.
Saint-Yrieix-la-Perche : Le centre des livres d’artistes, 2021.
30 ex. numérotés et marqués des initiales EW. Exemplaire n° 10.
– 13 cartes ; 8,5 x 6,4 cm, imprimées en noir sur carton blanc brillant.
Coins arrondis.
– Dans 1 boîte à couvercle-charnière, en métal. Sur le dessus du couvercle,
est collée une carte portant la mention du titre (imprimé sur le motif qui
apparaît au dos des autres cartes).

Lefevre Jean Claude
[26 + 3] Lectures Expositions 1993 – 2019
– 256 p. : 29,7 x 21 cm. – Imprimé en numérique couleurs sur papier recyclé gris 80 g.
– Reliure sans couture. – Jaquette en papier kraft. – 1 marque-page format A4, plié en 3, imprimé en rouge sur papier jaune ([fac-similé] de l’invitation à l’unique lecture diffusion de Lefevre Jean Claude, jeudi 8 mars 2001 à 19h30, Limoges, galerie d’exposition du Musée national de porcelaine Adrien Dubouché.

Lefevre Jean Claude
[LJC pour le cdla, août 2021]
Texte.
– 1 colonne + 1/2 colonne, in : revue Art Press n° 493 (rubrique agenda), mise en ligne et parution papier le 18 octobre 2021.

Les éts. Decoux
Une tentative de ce genre – Revue
numéros spéciaux 107 à 113 – L’histoire est pleine de blancs
Saint-Yrieix-la-Perche : Le Centre des livres d’artiste ; [Bruxelles] : Les éts Decoux,
18 septembre, 21 septembre, 24 septembre, 27 septembre, 30 septembre, 3 octobre, 6 octobre 2021.
Tirage limité [circa 50 ex.].
7 fois – 4 p. : 29,7 x 21 cm. – Imprimé en noir en risographie sur papier Munken 120 g.
– Dans 1 enveloppe postale en kraft blanc, sur laquelle est collée 1 étiquette portant les mentions d’auteur, de titre et d’éditeur.
Sept numéros de la revue réalisés pendant la résidence de Didier Decoux au Centre des livres d’artistes (mi-septembre – début octobre 2021).

Claude Closky
DEUX MILLE-VINGT DEUX
Saint-Yrieix-la-Perche : Le Centre des livres d’artistes, 2021. 300 ex.
– 24 p. agrafées ; 21 x 14,7 cm. – Imprimé en offset 1 couleur (noir) sur papier blanc.
– Couverture en carton blanc imprimée en noir.
inv. n° 119 21

Emmanuelle Waeckerlé
Walking in Air in Thornton Heath
Saint-Yrieix-la-Perche : Le centre des livres d’artistes, 2021
(For the Walking Air project by Emmanuelle Waeckerlé and Will Montgomery)
– 5 Cartes postales
– 10 x 15 cm, 250 ex.
– Impression quadri recto / noir verso 350 g

COPRODUCTION

Topographie anecdotée du hasard
(Version enregistrée), 1961-1966-2021
Captation de la lecture performée d’un extrait de «La Topographie anecdotée du hasard» de Daniel Spoerri», 1961-1966 d’après la version parue chez Othello / Le Bureau des activités littéraires en 2016
Voix : Le collectif Les Affreux
Ingénieur son : Camille Giuglaris
Production MAMAC, Nice
En collaboration avec le CDLA (centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix-la-Perche) et le CIRM (centre national de création musicale, Nice)

PROJETS PÉDAGOGIQUES / ATELIERS

Cité scolaire Jean-Baptiste Darnet Collège (Saint-Yrieix-la-Perche)
avec Tiphaine Eglizaud (Professeur documentaliste /Présidente du FSE) 10 h.
21 janvier, 4 février, 4 mars, 1 avril, 29 avril.

Janvier – Juin 2021 les mercredis,
ALSH Saint-Yrieix (responsable Nathalie DUBOIS-TORRALBA) 18 h.

8 et 9 Juillet, atelier ALSH Saint-Yrieix (responsable Nathalie DUBOIS-TORRALBA) 9 h.

4, 5 et 6 août, atelier ALSH Saint-Yrieix (responsable Maëlle Robert) 12 h.

Vendredi 10 septembre, atelier d’une journée, Bibliothèque départementale de la Corrèze, Tulle.

29 septembre, 6 et 20 octobre, 10, 17 et 24 novembre, 1, 9 et 15 décembre, ateliers ALSH Saint-Yrieix (responsable Nathalie DUBOIS-TORRALBA) 9 h.

Workshop(s)

Janvier 2021 (1 semaine, dates à préciser), École européenne supérieure de l’image – Angoulême, 15 étudiant e s, enseignant e s : Audrey Ohlman, Régis Pinault et Anne Balanant. Annulé covid

26 – 29 janvier 2021, Ésam Caen/Cherbourg, 7 étudiant e s, enseignant : Laurent Buffet.

Février 2021 (1 semaine, dates à préciser), École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, 15 étudiant e s, enseignants : Veit Stratmann et Nicolas Romarie. Annulé covid

29 mars – 2 avril, École européenne supérieure de l’image – Angoulême, 6 étudiant e s, enseignant e s : Audrey Ohlman, Régis Pinault, Anne Balanant et Audrey Potrat.
Edition d’un portfolio imprimé en risographie.

3 – 7 mai, Ésam Caen/Cherbourg, 7 étudiant e s, enseignant : Laurent Buffet, invité : Fabrice Michel.
Edition d’un portfolio imprimé en risographie.

16 – 20 septembre 2021 «Walking in Air» un projet d’Emmanuelle Waeckerlé et Will Montgomery avec Antoine Beuger, Elena Bisema, Marianne Schuppe et Romaric Hardy. (annulé cause covid, projet reporté au printemps 2022).
Une version titrée «De chez soi» a cependant eu lieu «online» aux mêmes dates :
Walking in Air ‘de chez soi’ between the 16th and the 19th September 2021
field work and reflective documentation (local) / collective recollection (online)
‘knowledge is formed along paths of movement in the weather-world’.’ ‘la connaissance se forme le long des couloirs transitoires du ‘weather-world’ ’. 1
‘Setting sun. A mourning dove compounds invisible declensions.’ ‘Soleil couchant. Une colombe en deuil compose des déclinaisons invisibles.’ 2
‘Between earth and sky, a breath comes and goes, joining one to the other.’ ‘entre la terre et le ciel, un souffle va et vient, unissant l’un à l’autre.’ 3
Chose a suitable local spot that you know well or somewhere new.
Walk in air. (You may choose to orient your activity around one or more of the above quotes.)
Afterwards, take some time to reflect upon the experience. Add your notes, images or recordings to Dropbox, ready for the collective recollection. Join the online gathering on Monday 20th September at 5pm (UK time). Links to Dropbox and Zoom will be provided in due course.
1 A few words from a text by Tim Ingold (2010) that sparked our interest in this project. Walking, in his view, is more than mere locomotion.
2 ‘ From this walking and thinking, I take away some words from Susan Howe (2015) – herself a feeder on textual scraps. Removed from their context, I offer them as a replicable score.’ Will Montgomery, Performance Research Vol. 26, No. 6: ‘On Air’ (September 2021).
3 ‘I borrow Luce Irigaray’s words from ‘To Be Two’ (2001) for a blueprint of my experience and possible score of walking en l’air. A score that is not a road for walking on while thinking of air, but a path I create each time I walk and dance inside out with air.’ E.Waeckerlé, Performance Research Vol. 26, No. 6: ‘On Air’ (September 2021).
© E.Waeckerlé & W.Montgomery 2021

Une partie du site du cdla est dédiée à ce projet.

15 – 19 novembre 2021, École européenne supérieure de l’image – Angoulême, 9 étudiant e s, années 3, 4 et 5. Enseignant e s : Audrey Ohlman, Régis Pinault, Audrey Potrat et Anne Balanant.

29 novembre – 3 décembre, École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon,
8 étudiant e s, enseignants : Veit Stratmann et Nicolas Romarie.

STAGIAIRE (S)

Simon Prudhomme, Ensa-Limoges, 8, 23 et 29 octobre, 5, 19, 26 novembre, 10 décembre 2020 ; 7, 15, 22, 28 et 29 janvier 2021, 1, 3, 8, 10, 11, 19, 23, 25 et 26 février, 5, 10, 11, 12, 17, 18, 23, 29, 30, mars, 2, 16, 22, avril, 7, 28 mai, 3, 4, 9, 10, 21 juin, 16 juillet, 16 septembre, 8 octobre 2021.

Clara Bertrand, Université de Limoges, Faculté des Lettres et des sciences humaines – Métiers de la culture, 6 – 31 janvier 2021.

Olivia Hespel-Obregon, Saint-Etienne, Université Jean Monnet, Master 2 édition d’art et livre d’artiste, 31 mars, 1 et 2 avril, 23, 24 et 25 juin.

Charlotte Vignes, ENSBA Lyon, 15 – 25 septembre.

Solange Cussaguet, licence 3 Université Paris-Nanterre, 30 octobre – 6 novembre.

ACCUEIL ARTISTES-CHERCHEURS

Fiona Dalahaie, doctorante, Université de Limoges, 5 mars 2021.

Berthine Gerbet, 21 mai 2021.

Marie Boivent, Matthieu Saladin, 16 août 2021.

Elsa Werth, Claude Closky, 25 et 26 novembre 2021.

CONFÉRENCE (S)

Elsa Werth
Présentation de son exposition «Parties de cartes» au cdla, 11 et 12 mai 2021

Conférence par Didier Mathieu,
Tulle, Bibliothèque départementale de prêt de la Corrèze, jeudi 9 septembre.

ACCUEIL DE GROUPES

29 juillet, ALSH Saint-Yrieix.

21 août, Amis du ciap Vassivière.

26 août, ALSH Saint-Yrieix.

24 novembre, Amis du musée des Beaux-Arts de Limoges.

Circulation de la collection – Prêts

«x». Commissaire : Claude Closky. Carquefou, Frac des Pays de la Loire,
20 novembre 2020 – 4 juillet 2021.

Forsythia, Lilac and Geranium, Rennes, Cabinet du livre d’artiste, 12 mars – 30 avril 2021.
Commissaires : Raffaella della Olga, Camila Oliveira Fairclough, Elsa Werth.

Leer. Roh. Ungedruckt. Künstlerbücher als Manifest (1960-2020)
Blank. Raw. Unprinted. Artists’ Books as Statement (1960–2020)
Commissaire : Moritz Kung.
Düren, Leopold–Hoesch–Museum, 4 juillet – 3 octobre 2021.
reporté en 2022 10 avril – 9 septembre
Daniel Spoerri. Le théâtre des objets, Nice, MAMAC, 16 octobre 2021 – 27 mars 2022.
Commissaire : Rebecca François.

What’s in a Bird ?, Digne-les-Bains, musée Gassendi, 19 mars – 29 octobre 2021,
prolongée jusqu’au 30 juin 2022.

Cabinet du livre d’artiste, Rennes, Fins programmées, 4 octobre 2021 – 15 janvier 2022.
Commissaire : Marie Boivent.

résident e (s)

Didier Decoux
15 septembre – 15 octobre 2021

Entretien autour d’une vingtaine de publications choisies dans la collection du CdLA

suite de l’entretien…

PAGES BLANCHES & BLANK BOOKS

Avant il n’y avait rien, ou presque rien ; après, il n’y a pas grand-chose,
quelques signes, mais qui suffisent pour qu’il y ait un haut et un bas, un début et une fin, une droite et une gauche, un recto et un verso.
G. Perec, Espèces d’espaces

La recherche vise à mettre en mouvement un ensemble de questionnements et d’activités concernant l’identification, la collecte, la monstration, la lecture et la création de livres qui semblent faire du vide ou de l’absence leur objet ; de livres aux pages laissées blanches ; de livres occupés de cette chose nommée un moins, voire un rien ; de livres qui se dépensent à vouloir se retirer de l’ordre du langage ou de l’image. La recherche développe une perspective historique, d’une part, puisqu’elle envisage les livres vides depuis la seconde moitié du XIXe siècle, et contemporaine, d’autre part, puisqu’elle s’inscrit dans une approche de l’édition comme terrain d’expérimentations artistiques.
L’auteur du projet entend construire un dispositif complexe, proposer des circulations qui débordent un travail de conception et de créations de livres proprement dit. Certes, il s’apprête à jouer le rôle d’un fabricant de livres (les siens) mais aussi celui de montreur de livres (ceux des, autres), de collecteur de livres mais aussi de rassembleur de lecteurs dans le cadre de situations favorisant des formes d’échanges. Ce dispositif donne donc à la recherche une dimension souvent collective.
En outre, les livres vides constituent une matière qui se prête à cet exercice ouvert de l’art puisqu’ils incitent à favoriser d’autres stratégies que celles où dominent langage et savoir pour lier appropriation et collaboration, création et réception, chacun de ces pôles devenant partie prenante d’une conduite pour la recherche en art.

L’auteur du projet et l’origine de son intérêt pour la recherche en art
Didier Decoux est artiste. Il préfère cependant se présenter comme éditeur depuis qu’il a fondé, voici une quinzaine d’années, la maison d’(auto-)édition indépendante Les Éts. Decoux, établie à Bruxelles.

Livres vides est la locution privilégiée pour présenter ici ce projet de recherche, même si celle-ci devrait être mise en question dans son rapport à d’autres formules comme livres blancs, livres vierges, livres de rien, etc. Mais c’est la recherche qui interrogera les nuances. Ici, il s’agit d’abord de présenter le projet de recherche.

C’est dans le cadre du travail éditorial des Éts. Decoux qu’est né ce projet de recherche, depuis un intérêt pour des pages blanches venant séquencer un livre. À partir de là, l’auteur s’est intéressé à mettre en évidence l’esthétique de la page blanche et a voulu comprendre, voir, manipuler, lire des publications composées essentiellement de pages non imprimées. La systématisation de cet élan de curiosité lui a fait prendre conscience de la difficulté d’accéder à de tels livres ainsi que de
l’aspect relativement décousu des approches existantes sur le sujet. De là est née l’envie d’entreprendre la présente recherche. Cette recherche ambitionne donc de déborder le cadre habituellement réservé au travail artistique de l’auteur du projet tel qu’il l’a pratiqué jusqu’à présent au sein de sa maison d’édition.

Les enjeux de la recherche
La recherche affiche un enjeu scientifique par la constitution attentive d’un corpus de livres vides.
Si je dis d’un papier qu’il est d’un blanc pur, et que, placé contre de la neige, il paraisse alors gris, cela n’empêche pas que dans son environnement normal j’aurai cependant raison de le nommer blanc, et non pas gris clair.
L. Wittgenstein, Remarques sur les couleurs

Les livres composés (essentiellement) de pages blanches sont à considérer pleinement comme livres c’est-à-dire qu’ils relèvent d’une intention artistique ou littéraire. Ce ne sont pas des carnets, ni des blancos. Ces livres ne sont jamais totalement vides. Ils ont toujours un titre, ou un colophon, ou parfois un avertissement au lecteur, quelques lignes ou même une page liminaire ou conclusive, ou parfois l’une ou l’autre image dissimulée au milieu des feuillets. Il arrive aussi que leurs pages portent dans la marge quelques mots ou signes typographiques dont la présence révèle d’autant plus l’absence qui règne sur l’essentiel de la surface de la page. Les livres vides ne le sont pas : ils manifestent une tension entre aucune chose et quelque chose.
L’auteur du projet estime important d’ancrer la recherche dans un rapport concret et sensible aux livres. Pour la présente recherche, il choisit de constituer un corpus inédit de publications éditées à partir du milieu du XIXe siècle. À cette époque, il ne s’agit pas de livres blancs, mais d’ouvrages contenant l’une ou l’autre page (presque) blanche sur laquelle l’intention de taire un contenu est manifeste. Quelques livres blancs paraissent fin XIXe – début XXe siècle. Des écrits portant sur la question des livres vides ou blancs existent mais comme des approches partielles. Citons principalement : Michael Gibbs, All or Nothing: An Anthology of Blank Books, Cromford, RGAP, 2005 ; Anne Moeglin-Delcroix, Ni mots, ni images : livres vierges in Vides, une rétrospective, Paris, Centre Pompidou, 2009.
Par cette recherche, il est question de traiter autrement le corpus réuni de livres vides. Autrement, parce que la recherche n’est pas menée selon le point de vue d’une discipline scientifique (sur l’art ou le livre) mais depuis un point de vue propre au champ artistique. Elle est engagée depuis l’expérience sans doute arbitraire de manipulation et de fabrication de livres d’artiste ainsi que depuis la réflexion afférente à leur lecture. Mais la recherche bute sur cette question : jusqu’où vouloir faire parler l’absence de ces livres, obscurcir leur blancheur par l’encre d’un paratexte ? L’auteur du projet ne prétend pas apporter de nouvelles connaissances sur certains livres vides, peut être seulement actualisera-t-il l’inventaire des livres vides. La priorité est de circuler dans leur lecture ; d’étaler, de rapprocher, de distribuer ces livres entre eux ; de disposer les items, d’engager un mouvement dont le déroulé est lui-même but du parcours et qui agite des discours autant que des données spatiales. À partir de ce type de monstration sans démonstration, il s’agit d’opérer une diffusion discontinue comme alternative à la construction d’une articulation supposée cohérente d’un savoir. L’auteur du projet préfère choisir une procédure de consécution qui passe par échos, système de renvois, marqueterie mal jointe qui pourrait paraître cavalier (au regard de la rigueur scientifique) mais semble le plus adéquat pour recouper des intensités de vacuité avec des degrés d’absence tels que proposés dans les oeuvres considérées. L’un des plus célèbre livre d’artiste blanc restant le wit is overdaad (1960) de herman de vries.

Par ailleurs, l’auteur du projet reste attentif à ce que la recherche englobe la conception et la publication de l’un ou l’autre nouveaux livres vides. Ceux-ci s’inscriront à la fois dans la continuité de certains travaux des Éts. Decoux liés à divers usages poétiques de réduction des signes et à la fois dans le déplacement que ne manquera pas d’opérer une plus grande familiarisation avec de nombreux livres vides parus.

PROMOTION DES ACTIVITÉS DU CENTRE

Mise à jour régulière du blog intégrant la mise en ligne de la collection.

Emmanuelle Waeckerlé

Walking in Air ‘de chez soi’ – 17/09/21 – 11.28 am

Whitehorse Meadow, SE25 London.

Walking in air in Thornton Heath, 17/09/2021,11.28am

Walking in Air ‘de chez soi’
a few notes before and after


Thornton Heath – 17/09/21, 9.48 am

Today, it is almost autumn, sunny outside finally, after a typical wet British summer and I am going to be walking in air for the second time, near my home in South London. The first time I went there to walk in air, it was on a cold January day in the middle of a long locked down winter, and it blew my mind. As I walked and paused in Whitehorse Meadow, it felt as if every particle of my body, of my mind and of my senses were dancing inside out, in on and with air. A hard act to follow, so I am trying to have no expectation beyond letting my body and my breathing do the thinking as I move through the weather world between earth and sky, joining one to the other.

As I am writing these few words on the pages of my sketchbook, I am distracted by the loud and clunky sounds of the binmen truck weekly collection in the street outside. I raise my eyes and come across this quote on my laptop screen. “As the crickets soft autumn hum is to us, so are we to the trees, as are they to the rocks and hills” (Gary Snyder’s words used by David Abrams to conclude his preface to his book “the spell of the sensuous, perception and language in a more than human world” (1997).

Walking in Air – Whitehorse Meadow, SE25 London – 17/09/21, 11.28 to 11.58 am

Thornton Heath – 17/09/21, 13.15 pm

I am now sitting in my garden, coffee in hand, not far from mamba comfortably and majestically stretched in the middle of an oversize cushion that she has claimed as her summer quarters. I hear water gurgling from the next door neighbour’s garden pond, a plane flying low over my head towards Gatwick airport, this never happened before lockdown.
I walked in air on familiar ground, from time to time thinking aloud in the weather world, zoom recorded held with both hands, arms stretched in front of me, to ensure stereo quality and minimal friction noise. It was not the mind blowing and boggling experience of my first attempt in January, but a gentle and close encounter with the ground, the sky, the air and everything, small and big, visible and invisible occupying it, a gradual becoming alert of all senses and nerve endings, while eyes, ears, skin, arms and feet danced in on and with air. My mind was happy to sit back and enjoy this pause from the chaotic juggling of my everyday, even more so now that the fast pace of life as we knew it is resuming without much warning. The only thoughts occupying her was wondering what the trees I couldn’t name, the birds and the foxes I couldn’t see but hear in the bushes and brambles, the crows, the wood pigeons, the sky, the insects, the grass, the horseradish and other wild plants, what did they all think of us ? How did they perceive us if at all. As one of them more than humans, or as hooligans responsible for the toxicity and slow demise of the environment we share.
I encountered three humans while walking in air today. One was walking his dog, another was walking purposefully fast with a full rucksack on his back, on what seemed to be some kind of circular circuit training since he passed us twice with the same speedy determination, just sweating a bit more the second time. The 3rd one was sitting on a bench next to his bicycle loaded with 2 satchels, checking his itinerary on his mobile phone. All of us walking, jogging, sitting in the same air, our breath coming and going and joining earth and sky.

Today Monday I went back to the Meadow to find out the names of the Trees and bush I couldn’t name with the help of my trusted ‘picture this’ app. The big old tree whose leaves were rustling in the breeze is a common Ash (Fraxinus excelsior). A big Butterfly Bush (Buddleja Davidii), also known as Summer lilac, was the temporary abode of hundreds of singing and whistling birds. It was now very quiet and interestingly enough, it was not where I expected to find it: it took me a while to locate it in this small meadow that I know inside out. This made me realise that perhaps my walking in air the other day had possibly been as mind altering as that first one.

© Emmanuelle Waeckerlé 2021

Carol Watts

Notes for Walking in Air
Carol Watts

Place

Walking on Blackheath, south-east London, 18 September 2021.

Blackheath is a flat plateau of heath and grass, which has a long and significant social history. In 1381 the Kent rebels under Wat Tyler met here with the King’s representatives during the Peasant’s Revolt (which arose out of the political tensions after the Black Death – one of the local (mistaken) apocryphal tales is that the heath was never built on, because of plague burials, hence the name)– it is a place of walking to, gathering and rallying. It is a place shaped by extraction – glacial gravel deposits dug for the London building trade and for ballast, reportedly for Versailles, bisected by Shooters Hill which is an ancient, once Roman, road. Any walk across Blackheath, at the top of an escarpment which is Greenwich, contends with crossing this traffic, which is continuous, and a low hum of endless noise, with occasional emergency vehicles; and with planes – the flightpath from a number of airports overhead, criss-crossing the sky with white contrails. It is a place of sky and clouds. Blackheath is a landing place for geese – Canada geese, Egyptian geese – and a large community of crows, occasionally starlings, ducks, sometimes a heron. It has four ponds, including one that appears and disappears. The space is currently being managed to increase biodiversity – the grass is cut for south-east Londoners to exercise, play football and fly kites, to hold spectaculars like the fireworks on November 5th, and also left as managed meadow margins, with the hay uncollected so that birds can benefit from the seeds. The grass is marked by darker circles where fungi expand their rings of spores each autumn.

During lockdown we took a walk across the heath each day, in all weathers, over months. I’ve lived close by for 27 years, but hadn’t experienced the heath in this way. The traffic reduced, the planes had stopped. It was possible to mark shifts in the everyday weather-world, and to breathe it in. There was for a while seemingly endless piercing sound from ambulances at the edge. The air was noticeably sweeter. There were also discoveries, since we were slower, not so end-focused on destination and time, noticing more. One was a small mound, slightly higher than the rest of the heath, normally passed by. Whitfield’s Mount is named for the Methodist preacher who gave sermons and sang hymns from that spot in the eighteenth-century to crowds of more than 20,000. Recently a rough sleeper built a hide there. It was a place for military target practice in the 17th century. This small elevation has been a place for speeches over the centuries: from popular rebellions and battles, to the Chartists, and suffragettes. It was originally named after Wat Tyler. It is thought that John Ball, one of the leaders of the peasants’ revolt, gave his famous sermon there :

When Adam delved and Eve span, who was then the gentleman? From the beginning all men by nature were created alike, and our bondage or servitude came in by the unjust oppression of naughty men. For if God would have had any bondmen from the beginning, he would have appointed who should be bond, and who free. And therefore I exhort you to consider that now the time is come, appointed to us by God, in which ye may (if ye will) cast off the yoke of bondage, and recover liberty.

The Mount feels like a symbolic place.
The focus of my walking lies close by the Mount. It is a ‘seasonal’ pond, which arrives in some years, and then disappears, depending on the amount of rain. It resembles the ‘ghost ponds’ now being mapped and recovered in Norfolk in the UK, in that when the water returns, various species of plant, long dormant, some thought extinct, begin growing again. This year the Blackheath seasonal pond seemed full for an extended time – reeds grew through the grass, along with water mint, ducks hung out there. There are no fish, but various amphibia sometimes return. At this moment the pond is dry, leaving a lush residue of plants, including some rare species. The water mint persists. If we have a dry winter, the pond will return to a depression in the grass, a lip in the earth.

There’s a good local summary of the connections ‘on foot’, here, with photographs. The first photo has the pond in the foreground.

Walking in Air

My aim is to walk this route to and around the seasonal pond regularly over the next months. The heath is an ‘open’ space, but one that has continually been captured and in occupation over hundreds of years. I’m interested, via this seasonal ‘ghost’ emergence and disappearance of the pond, to think about what surfaces to meet the air, how speech also finds soundings in it. This is less about tracks, and pathways, but about the process of ‘comings and goings’, as Ingold puts it, ‘such productive movements may generate formations, swellings, growths, protuberances and occurrences, but not objects’ (Ingold, Being Alive). If there are habitual tracks in the grass – which expanded in width over the last year during Covid – I’m less interested in traversals, like the Richard Long line in the grass – and more circularities, like mounds and ponds, which might seem each to be the obverse of the other. Earlier this summer I walked a Neolithic settlement, Hod Hill, in Dorset, and noticed both the curve and contours of occupation, and the Roman military rectilinear line of a later camp that had cut into it. My walking in air is less about lines than what in us and other species binds to circles, circumambulatory movements and formations. It’s also perhaps about portals, and kites.

I’ll be using drawing, poetry/voice, sound recording.

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