I can’t read / I can’t explain
exposition ➨ 13/10/23 ➨ 23/12/23





Andrée Ospina
suite de la résidence
23/10/23 ➨ 29/10/23


exposition ➨ 13/10/23 ➨ 23/12/23
6 affiches publiées par le cdla en 5 exemplaires
suite à la résidence de l’artiste en 2019.



Dans l’évolution de mon travail, plus particulièrement photographique, j’ai parfois développé l’idée de documents annexes (livres d’artistes, carnets, jeux…) en parallèle aux images et qui pourraient prendre une place indépendante.
D’une façon générale, je me suis attachée, au cours de mes recherches sur le paysage – dans son sens large -, à réaliser des séries, puis des sortes de collections dans l’optique d’accumuler par l’image, parfois par les mots…
Ainsi, certains travaux en cours pourraient progresser grâce à une résidence au sein du Centre des livres d’artistes pouvant me permettre de prendre un temps de réflexion en déplaçant mes codes et mes usages afin d’aboutir des projets pour l’instant au stade de théorie, ou de prototypes.
Ce qui signifie de ne plus voir le livre ou le document seulement comme supports photographiques mais comme objet à part entière.
La résidence est un moment à la fois de réflexion et de passage vers la préparation et la finalisation de l’objet.
Mes projets ont différents stades dans leurs avancements et le temps imparti des 3 semaines de résidence pourra les faire avancer chacun à leur niveau.
Quelques axes de travail à développer partent quasi tous d’un fonds d’images déjà existant.
– Questionnaire Moleskine, un questionnaire, sur la base de questions auxquelles il est difficile de trouver une réponse – adressé à des artistes : réfléchir sur plusieurs questions de présentation, autour de chaque carnet / graphisme sur couverture du carnet / différentes couleurs pour chaque question…
– Import-export, travail sur liste de noms de « camions » emmagasinés sur 20 ans qui pourrait faire l’objet d’une restitution, études sur l’organisation des noms, le graphisme original, choix des marques de transport, (réflexion sur une répartition… ou, comment créer une suite).
– Photographies, recherche pour une série de cartes postales (principe des points cardinaux ? NB/couleur ?) : à réaliser sur place.
– Mémory : j’ai en archives 2 séries d’images (Murmures et Disparition) qui déclinent des motifs répétitifs mais dont chaque sujet est une identité territoriale. Je souhaiterais faire une recherche pour réaliser un jeu de memory – ou « jeu de mémoire » (sélections, essais de nombres, essais d’associations…) et imaginer une boîte-coffre pour chaque série.
Ces projets peuvent encore évoluer d’ici le début de la résidence et s’orienter vers des pistes supplémentaires.
Je souhaite bien évidemment m’immerger dans le contexte du CDLA, de sa collection et de ses expositions ; regrouper les informations qui me seront nécessaires et faire évoluer mes projets dans une ambiance de travail appropriée.
Le temps de résidence de 3 semaines s’échelonnera avec des intervalles, étalés sur l’année 2023 (septembre, octobre, novembre).
18/09/23 ➨ 23/09/23 – 16/10/23 ➨ 21/10/23 – 13/11/23 ➨ 18/11/23

exposition ➨ 13/10/23 ➨ 23/12/23
6 affiches publiées par le cdla en 5 exemplaires
suite à la résidence de l’artiste en 2019.

Merci à Alain Goulesque pour son invitation à montrer – par fragments «fluxus» – la collection du cdla, des jalons – et un déjà long compagnonnage avec la Fondation du Doute. En filigrane une discrète et complice amitié entre lui et moi.
Penser une exposition n’est ni plus ni moins que mettre des œuvres ensemble – comme quand on cuisine !? Et en écho on pourra lire des recettes de Carolee Schneemann Cold Summer Cream Sauce (1960) dans cookpot (New York : ReFlux editions, Barbara Moore éditrice,1985.) ou Allan Kaprow EATING [«This happening, as yet unperformed, has been especially written and illustrated for magazine publication».]
dans The Second Coming Magazine (vol. 1, n° 6, janvier 1965 [1964]).
Dans le flot, le flux d’imprimés diffusés par les artistes du monde fluxus, il n’est pas toujours facile de garder la tête hors de l’eau. Il faut survivre (un peu) et s’agripper, se cramponner. Ainsi j’ai choisi quelques publications de Ben Vautier lui-même, ou pilotées par lui (Ben grand propagateur et puissant acteur de l’esprit Fluxus depuis les débuts du mouvement et encore et toujours.) On appréciera sa participation dans le catalogue de l’exposition súm (Reykjavík : Galerie Súm, 1972.) – catalogue sans doute* assez peu connu.
Autre face de l’exposition, ma découverte (il faut toujours apprendre) des relations – et cela est très fluxus – entre des artistes géographiquement éloignés (et parfois enfermés dans leurs pays pour de sinistres raisons politiques) mais intellectuellement si proches.**
Jarosław Kozłowski (1945, Śrem – Pologne) organise le Fluxus Festival 1977 dans sa galerie Akumulatory Gallery à Poznań, galerie ouverte en 1972 et active jusqu’en 1989 dans laquelle seront exposés Ken Friedman, Emmett Williams, Dick Higgins, Geoffrey Hendricks…
Jiří Valoch (1946, Brno – maintenant Tchéquie) organise en 1969 à Brno l’exposition Partitury – hudební grafika, œuvres de Maciunas, Friedman, Vostell, Cornelius Cardew, Ben Vautier, George Brecht. Il participe, tout comme Endre Tót aux Spatial Poems de Mieko Shiomi.
D’autres comme György Galántai (1941, Bikács – Hongrie) et bien évidemment Endre Tót (1935, Sümeg – Hongrie) étaient de la partie.
Didier Mathieu, à la mi-a-oût 2023.
*J’ai un peu hésité, dans ce contexte, à introduire cette locution dans ce court texte.
** Concernant les liens entre Est et Ouest on lira : Fluxus East – Fluxus Networks in Central Eastern Europe, Berlin, Künstlerhaus Bethanien, 2007.
on s’en fluxus* exposition ➨ 07/09/23 ➨ 22/12/23
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