enrichissements 2016-17

 

OU – cinquième saison
revue de poésie évolutive n° 28/29
revue-disque Henri Chopin, François Dufrêne, Paul de Vree,
Alain Arias-Misson, Julien Blaine, Cozette De Charmoy,
Jacques Spacagna, Yaacov Agam, Adriano Spatola,
Ernesto Manuel de Melo e Castro, Laura Sheleen et
Françoise Saint-Thibault, Jean Boudet, Pierre Faucheux.
Sceaux : Henri Chopin rédacteur, [1966]. 1 ex. marqué A, accompagné des œuvres originales ; 10 ex. numérotés 1 à 10, accompagnés d’un dessin original de Jacques Spacagna et d’une gravure-empreinte de Julien Blaine ; 10 ex. marqués B à K ;
4 ex. marqués H.C. ; 475 ex. numérotés 26 à 500. Exemplaire n° 179.
– 1 f. ; 74,5 × 25 cm, pliée au format 25 × 25 cm, imprimée typographie, en noir sur papier blanc, au recto seulement.
– 3 f. ; 50 × 25 cm, pliées en 2, imprimées en noir sur papier blanc, au recto seulement.
– 1 f. ; 50 × 25 cm, pliée en 2, imprimée en quadrichromie sur papier couché satiné blanc.
– 1 f. ; 50 × 25 cm, pliée en 2, imprimée en noir sur papier couché satiné blanc.
A l’intérieur, une feuille de papier calque format 25 × 25 cm, imprimée en noir.
– 1 f. ; 50 × 25 cm, pliée en 2, imprimée en noir sur papier couché satiné blanc.
A l’intérieur, une feuille plastifiée format 23,5 × 20,5 cm.
– 4 p. ; 25 × 25 cm en carton, collage «object poematique» de
Ernesto Manuel de Melo e Castro.
– 1 disque 33 t, 25 cm, dans 1 pochette en papier blanc.
Face A : François Dufrêne, «Triptycrirythme» (1966), 12’30.
Paul de Vree, «Veronika» (1953), 1’30,
Face B : Paul de Vree, «Ogenblik» (1948), 40’‘, «Kleine Caroli» (1963), 1’08,
«Vertigo Gli» (1963), 1’55, «Een Roos a Rose» (1964), 40’‘.
Henri Chopin «Sol Air, Audio-poème» (1961), 9’35.
– Couverture-étui en carton blanc, imprimée en noir. Collage de textes de Henri Chopin
inv. n° 199 17

Enrichissements 2016-17
exposition  14/02/18 17/06/18

Ouvert du mercredi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h 30 sauf jours fériés.
Entrée libre

Enrichissements 2016-2017

exposition  14/02/18 17/06/18

Ouvert du mercredi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h 30 sauf jours fériés.
Entrée libre

Tristan Dassonville

Les appelants (un paysage)

 Un temps. Courte rotation du manège. Mouvement aléatoire des formes…

Des corbeaux de plastique qui tournent autour du vide, dans une ronde hypnotique et vaine. Ils simulent un paysage agreste. Une pulsation artificielle contrefaisant une agitation biologique, un dispositif mécanique feignant un groupement naturel, toujours la même antienne, cette vieille histoire de la nature, de la culture.

Une agitation d’ersatz se fait chahut d’oiseau et l’on considère attentivement le premier alors que l’on ne porte habituellement pas attention au second. Ou est-ce l’inverse? Question de point de vue.

Une nature morte aux oiseaux, une nature morte de chasse, il suffit parfois d’une nature morte pour contempler l’ordinaire. La roue tourne, et toute cette agitation autour de rien. Comme une danse macabre, la ronde de ces oiseaux de mauvais augure se répète inlassablement.

Peut-être de vrais corbacs, attirés par le cortège, viendront se mêler au ballet machinal. Un grain dans la mécanique, le temps de se rendre compte que rien ne se trame ici et qu’eux aussi se sont laissés leurrer par ces manoeuvres.

Un temps. Courte rotation du manège. Mouvement aléatoire des formes…

Les appelants (un paysage)
Plastique floqué, métal, polypropylène, moteur, câble électrique.
Dimensions variables, 2018.
Tristan Dassonville est né à Creil en 1992. Il vit et travaille à Merville au Bois.