de jardin à cour de cour à jardin

PEU
et
autres
RIEN
inactuels

3 sculptures de
Jean-François Demeure

RIEN

Le pôle nord a toujours eu son pouvoir magnétique
On l’ignorait
Il n’existait pas
des tas de choses existent physiquement dont on n’a pas la moindre idée
elles n’existent pas
il faut des idées pour que les choses imposent leur existence
soi-même si on n’a pas idée de sa propre existence
en l’absence d’informations sur ce que l’on est
on n’existe pas
pour exister il faut déjà avoir une idée de ce qu’est l’existence
savoir qu’il y a un dehors un ex-térieur
sans cette idée de l’ex il n’y a pas distance
l’istence est toute à l’intérieur
elle n’a aucune idée sur ce dedans dans lequel elle est tenue
elle ignore en quoi elle réside
et sans le plus petit commencement d’idée sur la nature de sa résidence
elle n’a pas lieu pas lieu d’être
et donc son être privé de lieu en son enclosure même
elle n’a pas consistance
sans consistance elle ne peut savoir en quoi consiste son existence
elle ne sait pas même que son existence consiste en rien
parce qu’il faut déjà avoir une idée de ce qu’est le rien
et savoir, du moins se faire un début d’idée de ce qu’est le rien n’est pas rien
c’est même très compliqué de comprendre que le rien existe pour que nous accédions à l’idée que le rien n’est rien
le rien, c’est ce qui n’existe pas, le néant, nulle chose, rem poeticam
il est encore plus compliqué une fois acquit à l’idée du rien d’admettre qu’il puisse y avoir moins que rien
parce que cela suppose que rien n’est pas rien,
que quelque chose subsiste dans le rien
rien que ça, rien qu’un peu, presque rien
en moins de rien, en un rien de temps,
il faut se constituer un rien trop grand, un rien de plus
deux fois rien
car rien ne se fait de rien
se constituer un rien qui vaille
on n’a rien pour rien
il suffit d’un rien, quelque chose
rien moins que quelque chose
faire quelque chose de rien
un rien du tout ou si l’on préfère une rien du tout
mais là il faut déjà savoir que l’on est sexué
dopamine de rien
ce petit rien qui change tout
un rien l’habille, une bagatelle
sans rien dire
quelque chose qu’il est possible de soustraire pour atteindre le moins que rien
rien à faire la chose est impossible, bernique, macache, walloo, nada, nadada
was ist da viel zu sehen. Martin Heidegger.
was ist dada viel zu sehen
tout ça pour rien
tout ça pour un rien de rien
pour une soustraction sans retenue dont il ne reste rien
rien que d’y penser j’en frémis
vous n’allez pas faire des histoires pour un rien
un petit bobo de rien du tout
rien de moins important
vous n’avez rien à dire rien
rien à objecter
rien à démontrer
Tout ce que nous voyons n’existe pas car nous ne le voyons pas réellement. Raoul Hausmann.
circuler y’a rien à voir,
rien de bon
vous n’y comprenez goutte
rien à boire
vous n’avez rien compris ? gens de rien
les gens qui ne veulent rien faire de rien n’avancent à rien et ne sont bons à rien. Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais.
ce que nous pouvons faire ou rien, c’est la même chose
tout cela nous mène à rien
pourtant
800 000 ans contenus dans une bulle d’air prisonnière de la glace
un rien ou presque, une bulle de mémoire prête à s’évanouir aux premières chaleurs
pour rien au monde, plus rien, rien de rien
ça ne change rien à rien
rien d’anormal dites-vous on va vers les beaux jours
ce n’est rien
rien de tel
Vous voulez tout ou rien
Vous ne vous refusez rien
Vous n’avez trouvé rien de mieux
Vous avez tout, et ce tout se compose du rien des autres. Victor Hugo.
Vous l’avez eu pour rien ce tout
c’est donné, c’est pour rien
circuler carbone, flatuler méthane : ne modifient en rien votre pensée
avec un rien de condescendance, rien a répartir, pas une broutille
rien de commun, rien en partage, un rien mesquin,
votre attitude est un rien moche
pourtant votre imagination qui n’est rien moins que vive vous dit
n’être rien après la mort
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Antoine Lavoisier.
cela ne gâte rien
… il ne faudrait rien faire du tout, car rien n’est certain. Blaise Pascal.
qui ne risque rien n’a rien
rien n’est sûr
il n’en est rien
il ne faut jurer de rien
pour ma part rien à perdre
je n’ai rien dit que ce que je pense
mais cela ne vaut rien
j’suis bon à rien
je m’en soucie comme rien
suis joyeux d’un rien
et vis content de rien, pour des prunes
en avant la zizique
une mesure pour rien
beaucoup de bruit pour rien
en reprenez-vous ? un rien
vous n’avez pas fait tout ce chemin pour rien
on ne veut rien faire ici qui vous déplaise. Jean Racine.
rien de plus
n ôté
moins que rien
au total
rie
rien ne va plus le jeu est fait
rien n’est trop beau
rien de 9
On doit le comprendre.
Je ne comprends rien.
On ne peut jamais comprendre un rien. Raoul Hausmann.

RIEN
L = 40 cm x l = 38 cm x H = 72 cm
Granit du Compeix
2021

THIS

«Mais afin de mieux découvrir la nature de nos idées, et d’en découvrir d’une manière plus intelligible, il est nécessaire d’en distinguer en tant qu’elles sont des perceptions et des idées dans notre esprit, et en tant qu’elles sont les corps des modifications de la matière qui produisent ces perceptions dans l’esprit. […] que si je parle quelquefois de ces idées comme si étaient dans les choses mêmes, on doit supposer que j’entends par là les qualités qui se rencontrent dans les objets qui produisent ces idées en nous.» John Locke.
Je n’ai pas d’idées, ce sont les choses qui m’en donnent. Le langage, les mots ou des phrases font partie de ces choses. Ils sont eux-mêmes des choses en tant que me renvoyant à leur matérialité qui porte et outrepasse la signification qu’ils véhiculent. Ces œuvres avant d’être des idées sont d’abord des choses même lorsqu’elles semblent n’être que des mots. Il ne faut pas croire le simple énoncé. L’œuvre ne dit pas seulement ce qui va de soi dans le vocable ; elle dit cela dans un contexte, dans une forme, une matière, dans un espace et une situation. L’ensemble de ces éléments permet à un sens de se constituer. «This I say not What» – R.G. Millikan.

THIS
L = 100 cm x l = 47 cm x H = 43 cm
Granit du Compeix
2021

PEU

«[…] la matière est l’inconscient de la forme» Gaston Bachelard. La sculpture PEU trouve dans cette affirmation de Bachelard un écho significatif.
Le bloc d’où le mot émerge et le mot lui-même affirment la résistance
de la matière à ce qui s’énonce. La substance résiste de toute sa présence à ce que le mot affirme. De la tension entre l’énoncé et la mise en forme s’instaure une contradiction face à laquelle le spectateur perplexe hésite à se positionner.
Il est soit devant une proposition facile voire ridicule qui ne mérite pas plus qu’une indifférence à peine amusée, soit il accède à l’épreuve de la contradiction.
Auquel cas peut-il accéder au caractère sensible de l’enjeu humain qui y est inscrit. La sculpture PEU est une mobilisation contre le consumérisme ambiant et un acte de résistance contre la perspective capitaliste d’une croissance infinie.
Elle invite à davantage de sobriété et témoigne dans sa réalisation d’un déplacement de l’énergie productrice et des savoir-faire vers un objet produit modeste : le peu. Dans sa forteresse de granit ce PEU affirme
la possibilité d’un monde plus sobre et en même temps laisse entrevoir le statut
de la fragilité de la condition humaine.

PEU
L = 44 cm x l = 28 cm x H = 89 cm
Granit du Tarn
2021

➨ brochure : 3 sculptures de Jean-François Demeure

Jean-François Demeure
serPAN
sculpture en serpentine du Limousin agrémentée
de 62 pétards à mis à  feu à volonté par le public
(Dimensions Ø : 27 cm x h : 18 cm )
Activation lors de l’inauguration le vendredi 15 novembre 2024 à 20h

workshop

➨ 21/10/24 ➨ 25/10/24

Intersection : publication d’artiste

David Bellingham

La revue BÓNUS, périodique annuel mené par un groupe d’étudiant·es de 3em année de l’ÉESI d’Angoulême. Chaque année la composition du groupe éditorial est renouvelée, pour base de travail; le numéro précédent, comment s’approprier cet espace éditorial, comment y succéder et poursuivre une recherche par l’édition. En compagnie de l’artiste David Bellingham les étudiant·es ont réfléchit et créer l’apparaitre du numéro 3 de la revue.

Matis Bachelet
Lisa Castau
Mona Delbart
Zoé Eveillard
Réjane Galerie
Lou Le Guilloux Canales
Nicolas Lopez
Salomé Nabet
Margot Roberties
Julien Volette

vidéo étudiant·es de l’ÉESI d’Angoulême

LA POÉSIE SANS LANGUE – Ghérasim Luca

1962, ex. unique.
– 34 p. ; 15,5 x 11,5 x 4 cm ; (1’) – album photo, 18 clichés ; texte autographe, lettres capitales, «aux petits points», encre blanche sur papier noir tramé.
– couv. cuir noir frappé ; 15 planches, carton fort ajouré.
Fonds Ghérasim Luca, donation Micheline Catti ; inv. n° 083 23.

Détails

Album photo de 15 planches de carton fort, ajourées de part en part (1 fenêtre par page, rectangulaires), gaufrage sur l’encadrement des ajours.

Couverture cuir noir frappé ; fermoir métallique entier et fonctionnel ; couverture et coiffes usées ; tranches dorées ; gardes de papier blanc moiré et strié.

18 photographies fin XIXe, format carte de visite ; portraits plain-pieds de jeunes filles, femmes, puis jeunes hommes, hommes et soldats en costume, puis portraits bustes d’hommes et femmes. Jeu de parallélisme entre les photographies en vis-à-vis.

Texte autographe en capitales, «aux petits points», à l’encre blanche sur 12 feuillets de papier noir tramé, découpés au format carte de visite, dont 5 laissés vides. Au verso de deux des feuillets vides (p. 12 et 16), parties du texte écrites – comme des tentatives de calligraphie réemployées.

Signé et daté à la mine de graphite sur la dernière garde.

Serge Martin relate dans son article «Avec Ghérasim Luca (1913-1994), extension du domaine des apatrides» (Moderne Languages Open, 2019) une anecdote de Thierry Garrel concernant le texte de cet album. En 1967, à l’occasion d’un salon réunissant des artistes du monde entier à La Havane, Ghérasim Luca a fait inscrire «LA POÉSIE SANS LANGUE / LA RÉVOLUTION SANS PERSONNE / L’AMOUR SANS FIN» sur le drapeau cubain réalisé au centre d’une grande fresque murale réalisée pour l’occasion.

Transcription

«LA POÉSIE // SANS LANGUE /// [encart vide] /// LA RÉVOLUTION // SANS PERSONNE /// [encart vide] /// [encart vide] // L’AMOUR /// SANS // FIN /// [encart vide] /// [encart vide]»

Références

Ce texte est repris dans La Proie s’ombre (José Corti, 1991, p. 47-55), disposé de manière similaire à la forme adoptée dans l’album, où un saut de page sépare chaque groupe de mots. Il s’est également vu être tapé en 7 exemplaires le 3 juin 1965.

L’OBJET DU REFUS – Ghérasim Luca

non daté [1962-1963], ex. unique.
– 44 p. ; 18 x 13 x 6,5 cm ; (2’) – album photo, 24 clichés ; texte autographe, lettres capitales, «aux petits points», encre blanche sur Canson noir.
– couv. cuir rouge frappé ; 20 planches, carton fort blanc ajouré.
Fonds Ghérasim Luca, donation Micheline Catti ; inv. n° 084 23.

Détails

Album photo de 20 planches de carton fort blanc ajouré de part en part (1 fenêtre par planche).

Couverture en cuir rouge, plat et dos frappé, intérieur des chasses dorées ; fermoirs métalliques absents ; tranches dorées ; reliure scindée en deux entre la 13e et la 14e page ; fenêtres encadrées d’un gaufrage léger ; gardes en carton fin, doublé d’un papier blanc moiré et strié.

24 photographies fin XIXe siècle, 5 format cabinet, 19 format carte de visite ; portrait divers, d’abord soldats, puis portraits plain-pieds ou bustes d’enfants, hommes, femmes, de divers âges, pour grande partie en extérieur (rare dans les albums) ; l’une d’entre elles est coloriée au stylo noir (écharpe blanche coloriée) ; effets de miroir entre les pages en vis-à-vis (personnages identiques / analogues), jeu de contrastes quand intervient un texte, surtout entre thématique de la maladie et photographies d’enfants.

Textes autographes, «aux petits points», à l’encre blanche, lettres capitales sur 16 feuillets de Canson noir granuleux format carte de visite insérés dans les ajours vides, deux laissés vides, dont le dernier.

Entre l’«OBJET DU REFUS» et «LE REFUS MÊME» se joue l’intensité du programme de Ghérasim Luca. Il n’est pas question pour lui de s’arrêter à penser le refus, mais bien de l’incarner par une pratique de vie dépendante d’une pratique du langage. Avec Ghérasim Luca, l’expérience du langage dans le poème, et ainsi tous ses remous, sont à envisager comme une secousse de l’être et une pression exercée à même le corps (voir à ce sujet les hypothèses de Serge Martin dans Ghérasim Luca, une voix inflammable, Tarabuste, 2018).

Transcription

«L’OBJET / DU REFUS /// NOUS / PROPOSE /// LE MONDE /// OU LA FOLIE /// DISPERSION /// OU ÉTOUFFEMENT /// LE CANCER /// OU LA LÈPRE /// MAIS /// LE REFUS MÊME /// [CARTON VIDE] /// NOUS INFUSE /// LÈPRE / ET / CANCER /// EN / «TÊTE À TÊTE» /// SANS «T» NI «É» // À SANTÉ NIÉE /// [dernier carton vide]»

Références

«Apostroph’ apocalypse», Paralipomènes, (éd. Le Soleil Noir, 1976), p.71 : «en «tête à tête» / sans «t» ni «é» / à santée niée» > «EN / «TÊTE À TÊTE» /// SANS «T» NI «É» // À SANTÉ NIÉE». Notation récurrente dans les albums, qu’on retrouve dans APOSTROPHE D’ÊTRE, TIR À L’ARC-ENFER et L’ANGE «JE».

Remarques

L’organisation des photographies se joue principalement sur des parallèles, où deux photographies se font écho par ressemblance, identité ou technique de tirage semblable. Les variations offertes par deux poses différentes d’un même individu, ou ajout d’une personne dans le cadre, ou évolution légère de l’environnement, crée une atmosphère particulière, où l’album semble former un mouvement.

LES CRIS VAINS – Ghérasim Luca

non daté [1962-1963], ex. unique.
– 104 p. 21 x 15 x 6 cm ; (9, X) – album de cartes postales, 81 cartes ; texte autographe, écriture cursive, mine de graphite sur papier crème ; notations éparses sur les cartes.
– couv. toile enduite bleue ; 50 planches, papier fort avec encoches.
Fonds Ghérasim Luca, donation Micheline Catti ; inv. n° 099 23.

Détails

Album de cartes postales, 50 planches de papier fort gris, deux encoches à chaque coin.

Couverture de toile enduite bleue (dos, mors et coins) et toile imprimée (motifs géométriques), dorures sur le premier plat et le dos (nervures, motifs végétaux et mention «CARTES / POSTALES») ; gardes en papier fort gris ; premier contreplat, pastille autographe «9» et autocollant de provenance «Au printemps, Paris», première garde, autocollant «X».

81 cartes postales, photographies de formations rocheuses (menhirs, éperons, aiguilles, grottes, dolmen, formation rocheuse, pierre gravée) avec légendes à connotations mystiques (imaginaire druidique, sacrificiel, infernal, de plus en plus prononcé au fil de l’avancée du texte), ou photographies légendées de lieux-dits anodins avec connotation pittoresque ; sur la fin de l’album, jeu plus prononcé sur les toponymes, répétition de «chaos», dernière carte en couleur, légendée «FONTAINEBLEAU. – La Forêt. – Le Chaos des artistes.»

Textes autographes à la mine de graphite répartis exclusivement sur la première moitié de l’album ; lettres capitales pour la page de titre sur une carte postale retournée, cursive pour le corps du texte, sur 15 feuillets de papier lisse, beige, coupés au format carte postal, insérés dans les encoches ; orientation du texte en fonction de la photographie en vis-à-vis.

Quelques notations sur les cartes (éléments de légendes soulignés).

Unifié comme l’est rarement un album de Ghérasim Luca, l’exploration se joue de page en page entre le déploiement du texte et ce qui s’y substitue progressivement d’une réflexion sur la roche. Les légendes des cartes postales restituent bien l’enjeu : il s’agit de voir l’inscription graphique et la valeur mythique de la pierre. Non seulement par la pierre gravée, qui retient le signe, mais également par ce que la géologie et ses formations étonnantes suscitent de récits fondateurs, dictant notre rapport physique et métaphysique au monde.

Transcription

«GHƐRASIM LUCA // LƐS CRIS VAINS /// Personne / à qui pouvoir dire / que nous n’avons rien à dire /// et que le rien que nous nous disons / continuellement /// nous nous le disons / comme si nous ne nous disons rien /// comme si / personne ne nous disait /// même pas nous /// que nous n’avons rien à dire /// personne / à qui pouvoir le dire /// même pas à nous /// Personne / à qui pouvoir dire / que nous n’avons rien à faire /// et que nous ne faisons rien d’autre / continuellement /// ce qui est une façon de dire / que nous ne faisons rien /// une façon de ne rien faire / et de dire ce que nous faisons /// [seule orientation portrait] Personne / à qui pouvoir dire / que nous ne faisons rien /// que nous ne faisons / que ce que nous disons /// c’est à dire / rien»

Références

Texte publié sous le même titre dans les Paralipomènes (éd. Le Soleil Noir, 1976), p. 32-33. Retranscription exacte.

Particularité des «E» en 3 retournés, comme dans les albums LIT IVRE et DELIT DE DELIVRANCE.

Même logique de légendes des cartes postales liées à l’enfer que dans l’album DÉLIT DE DÉLIVRANCE.

Comme dans l’album COMMENT PLACER SUR UNE ORBITE SANS CIEUX : dernière lettre légendée avec une toponymie à connotation artistique.

Dessins aux petits points sur une carte postale comme dans l’album Tautologie de terreur sans tête… (1962, Centre Pompidou), ou INDICIBLE INDICE CIBLE (sur une photo).